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Convivialité, solidarité, ouverture, empathie. En est-on à la fin de toutes ces bonnes convenances, de toutes ces valeurs, de tous ces liens qui font une société? 

 

L’homme, de plus en plus, a tendance à devenir un loup solitaire qui ne voit, n’entend et ne se  rapproche de son prochain que pour assouvir ses envies, satisfaire des exigences pour espérer un retour d’ascenseur.

 

Qu’on le veuille ou non, notre société actuelle a atteint les sommets du matérialisme et s’engouffre dans un individualisme destructeur et un communautarisme d’intérêt qui écrasent les maillons faibles de la chaîne sociale.

 

Une cupidité exacerbée par la pression sociale et qui pousse à prendre les plus folles résolutions, du moment qu’on en sort gagnant.

 

L’égoïsme, ce maître-mot, est devenu le centre autour duquel gravite, désormais,  bon nombre de relations humaines. La faute, sans doute, à ce monde capitaliste d’une exigence sans fin de richesses, de paraître, qu’importe comment on y parvient. 

Il faut, à partir du moment où l’on ne privilégie  plus l’humain en chacun, créer des rapports d’intérêts basés uniquement sur le profit. Une société marchandisée, mercantile où la pyramide des valeurs s’inverse, lorsqu’elle ne tend, tout simplement, pas à disparaître.

 

Dans les rapports à son prochain, chacun cherche à être gagnant. Tout semble s’acheter: amours, amitiés, liens. Rien ne semble échapper à la vague opportuniste qui déferle sans que personne ne cherche à en rectifier le tir ou à en mettre en évidence les défauts et manquements. Parce qu’il faut le dire, ce sont les bases de l’éducation à la maison qui flanchent dès le plus jeune âge, alimentées, par la suite, par les rapports à géométrie variable à l’école où s’érige une certaine volonté de domination qui passe très souvent par le harcèlement de l’autre. Dominer pour subsister, dominer pour être. Voilà où l’on en est.  Mais pas que cela! 

Le rapport au travail, basé sur l’exploitation de l’employé par l’employeur à travers la logique de produire plus, de travailler plus pour espérer vivre mieux -qui ont une incidence sur la santé et la sociabilité des concernés- est aussi un facteur de destruction sociale.


Les valeurs ne s’achètent certes pas, mais, de plus en plus,  le profit en est devenu le soubassement; des liants qui ont toujours protégé la société que l’argent corrompt à une vitesses inouïe, au point de les sacrifier sur l’autel des ambitions personnelles où celles de groupes restreints qui sont, désormais, érigés en modèles de réussite.

La Rédaction

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