Actualité oblige, le conflit ukrainien est sur toutes les lèvres tant il suscite peur et réserve quant au devenir de la démocratie, non seulement en Europe, mais dans le reste du monde. 

 

L’agression d’un pays souverain par un autre et la série de violences qui s’ensuit amène à se poser des questions quant à la réorganisation géopolitique du monde de demain et du danger de l’armement nucléaire, mais aussi du repositionnement des forces par pays interposé. Une nouvelle forme de guerre froide en Europe, mais qui n’épargne pas l’Afrique, phase test de ce repositionnement des forces avec Wagner et ses mercenaires.

 

Mais que peut retenir l’Afrique de tout ceci. L’invasion de l’Ukraine par la Russie doit impérativement servir de leçon à l’Afrique pour  donner un nouveau tournant à ce qui se joue sur le continent et surtout en Afrique de l’ouest depuis déjà quelques mois.  Le conflit  est si lointain géographiquement que l’on pense en être préservé. Mais au-delà du soutien ou non à l’un ou l’autre camp, la lecture du conflit, au moment où la Russie étend ses tentacules en Afrique notamment au Mali et en Centrafrique, nous montre que  le déploiement de Wagner est beaucoup plus préjudiciable à l’Afrique. A partir de ce moment, la multiplication des coups d’Etat ne peut et ne doit nullement être vu comme un concours de circonstances et les pays qui ne sont pas encore touchés doivent prendre à bras le corps cette problématique cruciale pour la préservation de la souveraineté,de la paix et de la sécurité de chaque Etat.

 

Il s’agit donc de voir si la question ne va pas au-delà  du simple fait de chasser un « occupant » pour le remplacer par une autre, sous couvert d’une décision souveraine qui ne serait que de façade.

 

Chasser la France et ses alliés, oui, mais les remplacer pour redistribuer les jeux de rôle, est-ce vraiment ce sur quoi l’Afrique doit rester? La réponse est sans hésitation non! Surtout que la Russie vient de montrer que, pour défendre ses intérêts, il n’y a aucune limite possible, fût-elle celle de la préservation de vies innocentes.

 

L’Afrique vaut mieux que ça et sa jeunesse veut absolument mieux que cela.

Après ce conflit, rien ne sera plus comme avant. Et il est temps que l’Afrique prenne son destin en main et rompe définitivement avec cette manipulation à dessein qui ne profite en fin de compte qu’aux nouveaux conquérants, quel que soit le nom qu’on leur donne.