40 PDG, 19 femmes politiques, 1 immunologiste et des artistes. La publication, la semaine dernière, du classement Forbes des femmes les plus puissantes du monde, taille la part de lion aux États-Unis et à l’Europe; l’Afrique restant, encore et  toujours, à la traîne.

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L’ancienne chancelière allemande, Angela Merkel, à la tête du classement depuis des années, laisse ainsi la place à la milliardaire et philanthrope MacKenzie Scoot. La troisième fortune féminine mondiale n’est  pas puissante que  parce qu’elle est l’ex de Jeff Bezos, le patron de Amazone, elle est puissante parce qu’elle fait don de sa fortune. Sa philanthropie la rend donc puissante.

Kamala Harris lui emboîte le pas. Riche de sa carrière et de son parcours « sans faute », la vice-présidente américaine, incontournable dans l’échiquier politique mondial actuel, gagne une place, cette année.

Christine Lagarde, la présidente de la banque centrale européenne, prend, quant à elle, la 3ème place.

 

Placée à la 94ème place du classement, la performance de la présidente Tanzanienne, Samia Suluhu Hassan, est, certes, à saluer puisqu’elle sauve la mise à l’Afrique qui gagne ainsi SA place, mais elle est aussi à discuter. Les femmes africaines n’ont tellement pas accès aux hautes fonctions dans le continent qu’elles ne pèsent vraiment pas lourd sur la balance décisionnelle mondiale. Et c’est un problème!

 

Seulement, si la position dans ce classement fait débat, c’est plus  la sous-représentation, voire la presqu’absence des femmes africaines qu’il met à nu qui pose problème, même si, force est de reconnaître, qu’il ne surprend pas. Car il faut le préciser pour lever tout amalgame, le manque de visibilité de l’Afrique tiendrait plus d’un défaut de possession du pouvoir par les femmes que d’un possible manque de considération de la part des organisateurs.

Le pouvoir politique surtout, mais celui financier et économique aussi sont, dans bien des cas, aux mains des hommes du continent.

 

A la lecture de ce classement, on peut donc se rendre compte de l’urgence de mettre en place un véritable leadership féminin qui garantisse une plus grande responsabilisation des femmes africaines que tout semble ramener, aujourd’hui, aux fonctions subalternes. Du moins, pour bon nombre d’entre elles!

 

Si le reste du monde aussi manque cruellement de femmes dans les hauts postes de décisions, à l’exception d’une poignée d’entre elles, en Afrique leur présence se décline au compte-gouttes. « 25 ans après le programme d’action de Beijing, les femmes demeurent sous représentées à tous les niveaux de pouvoir. » Or  »  la présence d’un plus grand nombre de femmes  aux postes de décision politiques de haut niveau  permet d’adopter des politiques qui profitent à l’ensemble de la société. »,expliquait en 2020, la directrice exécutif d’Onu Femmes, Phumzile Mlambo-Ngccuka, dans un rapport conjoint de l’UIP (Union Interparlementaire), l’organisation mondiale des parlementaires nationaux,  et ONU Femmes.

De quoi convaincre encore du choix fondé de responsabiliser les femmes  africaines dans les instances suprêmes pour qu’elles jouent pleinement leur partition dans le concert mondial.

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