Ne jamais douter de la force de frappe d’un peuple, car les urnes peuvent bien faire la différence

Après deux semaines de campagnes pour les élections locales, émaillées de violences par endroits, le Sénégal s’est réveillé, ce lundi 24 janvier, avec des indicateurs (premiers résultats) donnant  à l’opposition et, plus particulièrement, la coalition Yewwi Askan wi, une large  victoire dans de nombreuses communes du pays. Cette coalition, qui s’est imposée en peu de temps, semble prendre le dessus sur Benno Bokk Yakaar, la  coalition du pouvoir en place.

 

Alors, les sénégalais ont-ils fait le bon ou le mauvais choix? Les années  où les mois à venir nous édifiront sûrement sur cette question épineuse. Mais pour l’heure, c’est la balance du peuple qui a pesé plus lourd que n’importe quel fauteuil, fut-il celui d’un  ministre ou directeur général qui, dans leur grande majorité, ont crû que mouiller le maillot, le temps d’une campagne, leur assurerait la victoire. Que nenni!

 

Ces résultats, loin d’être anodins, méritent de s’y pencher plus profondément pour en décortiquer les non-dits.  La voix du peuple tonne comme un avertissement, pour ne pas dire une sanction du pouvoir et de tous ces candidats qui n’ont pas fait la différence avec leurs discours. Les sénégalais commencent-ils à juger ceux qui les dirigent sur les actes plutôt que sur les paroles de circonstances? Il est trop tôt pour le confirmer ou l’infirmer, mais derrière ce camouflet, il est important de lire entre les lignes et d’en tirer toutes les leçons.

 

La politique menée dans les communes jusqu’ici fait grincer des dents. Acculé par le chômage et la cherté de la vie, qu’il dénonce sur les réseaux sociaux, le sénégalais a décidé, à travers ces  élections locales, de peut-être tester sa  force de frappe et de montrer que tout compte fait, le changement est possible et qu’il lui appartient, aujourd’hui comme demain, locales comme présidentielles, d’en être l’unique décideur.

 

Et c’est cette même force de frappe qui doit prévaloir partout ailleurs en Afrique, surtout si les africains veulent  rompre définitivement avec les coups d’Etat à répétition qui sapent la marche des pays qui en sont victimes.  Le Burkina Faso s’est peut être réveillé, ce lundi, sous un soleil incertain,  soleil de la junte, même si rien n’est encore joué. Les informations relatives à l’arrestation du Président Roch Marc Christian Kaboré laisse croire à un coup d’État, comme il en fut  de même au Mali et, plus récemment,  au Soudan et en Guinée Conakry.

 

Les urnes peuvent faire la différence lorsque la détermination est sans faille et c’est ce que nous pouvons retenir de ces élections au Sénégal!

 

La Rédaction

 

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