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ÉDITO DU LUNDI : AFRIQUE-FRANCE

par La Rédaction

TRÊVE D'ALLÉGANCE!

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LA semaine qui vient de finir à été celle de tous les débats, celle également des échanges houleux, le plus souvent, empreints d’émotions, de sensationnel.

Alors que le feu couve sous nos chaumières cernées de tous bords par la flamme destructrice de la division, du divertissement, de la diversion pour semer le trouble dans les rangs africains. Un concert où celui qui chante faux mène le tempo, s’arrogeant, dans la foulée, le droit de faire des remontrances à ceux qui chantent juste où mieux que lui, justement parce qu’il mène la cadence à son aise.

 

On monte les uns contre les autres ou, devrait-on dire, les uns et les autres se regardent en chiens de faïence. Pour ou contre?   La question ne devrait pas se poser. Il ne devait, tout simplement, pas y avoir de questionnement. 

 

La France qui combat sur plusieurs fronts déjà contre des dirigeants africains qui échappent, sous la pression populaire, de plus en plus  à son emprise,   joue la carte de  » l’apaisement » après les provocations  et « s’entiche » d’une jeunesse africaine en ébullition qui ne veut pourtant plus d’elle dans les affaires internes de leur pays. Le couteau est à double tranchant, faut l’avouer!

 

Le sommet Afrique-France (rien que le terme est assez évocateur), qui s’est tenu à l’Arena de Montpellier le vendredi 8 octobre, s’est voulu, dit-on, un nouveau départ dans la relation entre l’ancienne puissance coloniale et ses anciennes colonies. Sur les réseaux sociaux ont s’extasie face à la virulence des propos des quelques jeunes activistes sur les 3000 qui ont fait le déplacement. On ne jure que sur cette pertinence dans les propos de quelques-uns qui sont sortis du lot face au président Macron dressé en super héros à même de redonner un souffle à cette Afrique à qui on semble demander de ne plus faire confiance à ses dirigeants « inactifs ». La France continue de se dresser en sauveur, même lorsqu’elle cherche à montrer le contraire.

 

Le plus tragique dans cette pseudo comédie reste la propension à vouloir tout théâtraliser. Personne n’est dupe dans ce jeu de pouvoir et de contre-pouvoir. La jeunesse africaine peut certes changer les choses, mais pas en se lamentant sur son sort et en théorisant son mal être, loin de sa terre. Si les problèmes doivent être résolus, ils ne le seront que par les africains et en Afrique. Il ne peut en être autrement, au risque de demeurer dans ce paternalisme multi-séculaire vampirique qui, en ces temps de crise et de galère, ne jure que par l’exploitation et la division. Il le faut pour régner non! Au moins pour se maintenir intact et maintenir sa main invisible en donnant l’opportunité à une jeunesse assoiffée de tirade d’étaler toute la beauté de ses rimes. 

 

Un pavé dans la marre de cette France Afrique aux senteurs d’arnaques de dernière minute pour beaucoup à en juger les débats. Il faut, en effet, -face à l’inaction et à l’égoïsme des dirigeants qui, à force de se rabaisser devant l’éternel dominant pour se maintenir au pouvoir, ont perdu le peu de respect de leur mentor et la confiance de leur jeunesse -donner le change à cette dernière. Seulement, quelle que soit la justesse de son propos,  elle n’a pas le pouvoir décisionnel qui demeure et reste entre les mains de ceux qui ont été élus par le peuple. Même si ce même peuple les a aussi vomi, sans en garder une goutte.

 

Certes les dirigeants africains qui cherchent à s’éterniser au pouvoir ne devraient plus avoir voix au chapitre, mais c’est cette Afrique-France en ce 21ème siècle qui n’a absolument plus droit d’exister. Quelque soit les motivations des uns et des autres, tout un continent ne peut manger à la table d’un hôte pour qu’il décide de leur destinée. Rebelotte !

 

La Rédaction




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