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par La Rédaction

MISS SENEGAL: ENTRE PROXÉNÉTISME, VIOL, PROMOTION CANAPÉ OÙ QUAND LA BOÎTE À PANDORE S’OUVRE ENFIN

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Elle est l’arbre qui cache la forêt autour de supposées pratiques douteuses et d’une culture du viol instaurées par le comité Miss Sénégal. Elle est aussi celle par qui le scandale est arrivé. Celle, enfin, qui aura permis de libérer la parole; tout au moins, pour certaines participantes, de se départir de ces secrets qu’on demande de taire pour rester dans la course,  mais qui rongent à petit feu. 

Dans leur bulle, les sénégalais n’ont rien vu ou n’ont rien voulu voir. Les indignations se succèdent sur les réseaux sociaux et les médias depuis la sortie de Fatima Dione, Miss Sénégal 2020. A se demander, avec le déballage des miss « victimes » de leurs bourreaux qui s’en est suivi, comment l’omerta a pu prévaloir aussi longtemps? Comment de jeunes filles ont pu être exploitées par cette machine sans que personne n’en parle? Qui, à part la présidente du comité que tout le monde désigne comme coupable, a participé à ce système? A-t-il toujours existé? Qui en sont les bénéficiaires, les potentiels clients? Qui, qui…?   Autant de questions auxquelles il faudra répondre pour situer les responsabilités afin que justice soit faite.

Tout est parti des accusations de Fatima Dione et de sa mère dans un média de la place. La miss 2020 du Sénégal, qui subit des moqueries depuis son élection et qui a été lâchée du jour au lendemain par le staff du comité d’organisation Miss Sénégal, s’est dit victime d’un viol dans des conditions assez troublantes. La jeune femme d’une vingtaine d’années qui a accouché d’un garçon il y a cinq mois, ne se serait rendue compte de sa grossesse qu’à son 4ème mois au retour d’un voyage au Maroc avec le comité où les choses ne se seraient pas passées comme prévues.  

Fatima Dione évoque une soirée avec des arabes venus de Dubaï où on lui aurait demandé de monter sur une table pour exécuter une danse; ce qu’elle aurait refusée et qui aurait conduit à sa mise au placard. 

Du viol, en elle même, la jeune femme assure ne pas s’en rappeler, mais soutient  avoir été conduit dans une maison, sans plus. Aurait-elle été victime du Ghb, la drogue du violeur qui sévit à travers le monde? Serait-ce un coup monté pour lui faire payer son « indiscipline » que lui « reproche » le comité d’organisation par la voix de sa présidente, Aminata Badiane, comme le souligne la miss 2020? 

Un discours que n’entend pas la présidente du comité qui a jugé lors d’une de ses sorties que si on viole une personne, « c’est parce qu’elle l’a voulu »

Suffisant pour soulever  l’ire des sénégalais et surtout des internautes  au point que ceux-ci exigent la dissolution du comité par voie de pétition qui, en l’espace de quelques jours, a recueilli plus de 30.000 signatures.

Mais l’affaire n’en reste pas là. Depuis plusieurs jours, les sénégalais vont de surprise en surprise. Les miss régionales qui ont participé à ce concours parlent à coeur ouvert de cette nébuleuse qu’est devenu le concours ou l’on méprise les jeunes filles qui ne seraient pas d’accord avec certaines règles. Elles parlent d’humiliation qu’on leur  inflige en permanence et du refus de leur donner l’intégralité des lots comme stipulé dans les contrats en plus de propositions indécentes.

Pourtant, depuis des années déjà, les bruits de couloirs ont toujours désigné le comité  Miss Senegal  comme un nid du proxénétisme, un repère de vieux prédateurs qui usent, utilisent et profitent de l’innocence de jeunes filles  appâtées par la gloire, sans jamais apporter de preuves concrètes. Avec ce scandale, l’étau se resserre de plus en plus autour de cette structure et de sa présidente, Aminata Badiane,qui après avoir fait une nouvelle sortie pour s’excuser, s’est finalement résolu à porter plainte.

Des plaintes, il risque d’en avoir de tous les bords. Celle de Jamra, une ong musulmane, va être déposée contre le comité Miss Sénégal et sa présidente.   Dans la foulée, des sponsors comme CFAO Motors ont mis fin à leur collaboration avec le comité. 

En attendant que l’enquête révèle ses secrets, nombreux sont ceux qui exigent justice pour Fatima Dione et toutes les victime

La Rédaction

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