On aurait voulu faire l’impasse sur cet épisode,  qu’on n’y arriverait pas, tant elle suscite passion et émotion, mais violence aussi dans les actes comme les paroles. Seulement, la différence, il a fallu de peu pour la faire. Mais la désunion de la gauche a précipité sa chute en faveur de candidats qui n’avaient pas forcément le meilleur profil.

 

La présidentielle française aura dénudé finalement le coq gaulois et donné à voir l’ampleur de la vague d’extrême droite. Ce n’est plus une illusion, mais la malheureuse réalité. Pourtant,  faire barrages à Marine Le Pen n’est pas impossible, mais faudrait-il d’abord que les français eux-mêmes le veuillent bien; ce qui s’annonce difficile, tant les rancœurs, contre ceux qui ne sont pas toujours responsables de la situation des uns et des autres, sont tenaces. 

 

Les gens cherchent à ne braquer leurs yeux que sur leur nombril, oubliant que tout autour d’eux, le monde croule sous le poids d’une haine injustifiée -si tant est qu’on peut justifier un seul instant la haine- mais aussi de peurs et d’a-priories de circonstances qui conduisent très souvent au désastre.

 

La vague bleue marine a réussi à battre les Insoumis. Malgré la solidité de son programme, malgré sa verve incontestable, Mélenchon a certes était battu mais sort grandi de ces élections. Il a su faire la différence en s’efforçant de regrouper les français autour d’un idéal commun en cette période où tout s’effrite, ou tous les maux sont impunités aux migrants et immigrés sélectionnés. Mais l’extrême droite blotti dans les caniveaux et qui surfe sur les peurs a réussi son pari: dresser les uns contre les autres pour finalement sortir seul gagnant, pour le moment.

 

La gauche aurait pu taire ses querelles de chapelles, ne serait-ce qu’une fois et se réunir autour d’un idéal commun en la personne de Mélenchon. Car, en fin de compte, sa dispersion aura fait l’affaire de Marine Le Pen et, dans une moindre mesure certes, mais hautement symbolique, celle aussi d’Eric Zemmour.

 

Même la droite qui a reçu le camouflet du siècle vient finalement de se rendre compte que le débat ne devait surtout pas tourner autour de l’immigration et de l’Ukraine. La réalité sur le terrain français est ailleurs et même si Marine Le Pen dit le contraire, il était et est toujours de la responsabilité  des politiques d’orienter  le débat à l’avantage de tous les français, au-delà de toutes supputations liées à la race et à la religion.

 

Car en fin de compte, si c’était pour finalement soutenir un candidat plus par contrainte que convictions, mieux aurait été de le faire par choix réfléchi, bien avant!

 

Le deuxième tour est prévu dans quelques jours et là, le choix reste encore offert aux Français de reprendre la main aux politiques, pour une société plus tolérante.

 

La Rédaction




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