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Quand on parle de violences basée sur le genre, on a tendance à forcément penser à la dualité homme femme, oubliant qu’au sein du groupe des femmes existe des violences commises par des femmes sur d’autres femmes. 
Si les violences physiques et sexuelles dans et hors du couple allant parfois jusqu’au meurtre sont les plus médiatisées, les violences au sein de la famille, de l’entourage ou du lieu de travail exercées par des femmes sur d’autres ne doivent pas être en reste.

En ces 16 jours d’activisme, on ne peut passer sous silence ces types de violences axées surtout sur l’exploitation de la force de travail. 
C’est le cas, notamment,  des domestiques de maison ou, lorsque le bouchon est poussé à son extrême, des esclaves modernes. Plus profonde et difficile à détecter, cette dernière forme d’exploitation économique est très souvent pratiquée sous le couvert d’un emploi en bonne et pour due forme ou d’un travail au noire qui permet aux « maîtresses de maison » d’exercer les violences verbales et physiques en toute impunité, ou d’étouffer, voire de nier les violences physiques ou sexuelles exercées sur leurs employées de maison par le mari et/ou les enfants.  

L’exemple des domestiques africaines ou venant d’autres pays du tiers monde exploitées, malmenées au Liban, en Arabie Saoudite ou dans d’autres pays arabes, en général, doivent plus que jamais nous interpeller lorsqu’il est question de violences basées sur le genre. Sénégalaises, tchadiennes, guinéennes, éthiopiennes, etc, elles font souvent la Une des journaux pour avoir subi le courroux de leurs maîtresses dans l’intimité des maisons où elles débarquent, loin de leur pays d’origine.

L’Europe aussi n’échappe pas à ces formes de maltraitances et de violences. Selon l’organisation international du travail, les personnes victimes d’esclavage moderne seraient au moins 600.000, rien qu’en Europe. En Afrique, si on a du mal à avoir des statistiques avérées, les  femmes travailleuses à domicile sont très souvent exploitées et maltraitées.

Dans le secret des foyers, des femmes exercent des violences sur d’autres du fait simplement qu’elles sont détentrices du pouvoir. Étant souvent dans une position de faiblesse due à leur situation précaire, les femmes  qui subissent la furie d’autres femmes ont du mal à dénoncer leurs bourreaux par peur des représailles ou pour ne pas perdre leur travail. Une dépendance qui fait que l’exploitation ne s’arrête, généralement, que lorsque la maîtresse de maison le décide.

Il est donc important qu’on ne les oublie surtout pas et que le combat contre toutes les violences faites aux femmes soit mené avec la même énergie, la même sévérité, la même fermeté lorsque le bourreau est une femme. 

La Rédaction

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