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Il est des choses intolérables qu’on tolère en les justifiant avec des arguments fallacieux.

 

Il est des choses qu’on ne tolère pas, non pas parce qu’elles sont injustes ou vont à l’encontre de la morale, de l’éthique, de la foi ou même de la vérité la plus palpable, mais parce qu’un petit nombre, les yeux scotchés sur son nombril, en aura décidé ainsi. Sans plus! 

 

Où se trouve la frontière entre l’acceptable et l’inacceptable, entre l’injure et le mensonge, la vérité et la calomnie, surtout envers les étrangers, dans cette campagne présidentielle française? La droite et l’extrême droite semblent tenir le bon bout, s’acharnant sur tout ce qui est différent et jouant ainsi à un jeu extrêmement dangereux qu’il serait laxiste de vouloir ranger dans le terroir des sempiternels propos de campagnes qui n’engageraient que ceux qui y croient. Non, le problème va bien au-delà! 

 

La fabrique de mensonges est tellement huilée, tellement bien apprêtée, dans ce contexte économico-social difficile, que la souris, sous-estimée un tant soit peu, peut accoucher d’un éléphant dévastateur.



La haine, nous ne cesseront jamais d’en faire état tant que certains tapis dans les fourrés ou qui haranguent les foules de suiveurs, seront là à déverser leur bile sur d’honnêtes hommes et femmes qui n’ont pour tort que de vouloir le meilleur pour eux et à la seule sueur de leur front.



Car la tromperie, c’est bien de croire que tous les immigrés, expatriés, quel que soit le nom qu’on leur donne selon affinités, vivent forcément aux crochets du contribuable ou sont embourbés dans les combines et autres basses besognes. 

 

Sans chercher à tresser des lauriers aux uns et aux autres ou à faire abstractions de ces brebis galeuses qui ne sont pas spécifiques à une communauté, force est de constater que les campagnes de dénigrement envers les étrangers, pour espérer quelques voix dans la course à la présidentielle, doivent cesser d’être la règle. 

 

Une campagne, c’est d’abord et avant tout un programme bien ficelé avec des arguments solides, rationnels et réalisables. Tout le reste n’est que bavardage inutile.

 

 Eric Zemmour comme ses acolytes jouent sur les peurs et attisent la haine dans leur déferlante. A croire que les 5 millions d’étrangers à eux seuls incarnent les problèmes de la soixantaine de millions de français. Alors qui pour leur rappeler que leurs petites combines de bas étage ne sauraient être qu’une exception intolérable à ne surtout pas applaudir!

 

Après les sénégalais, à qui sera le tour?  Travailleurs de l’ombre qui donne la lumière à ceux du jour, ingénieurs, médecins, journalistes, femmes-hommes de ménages, immigrés ou issus de l’immigration, chacun dans le domaine où il est, se bat pour faire avancer les choses. Car tous l’ont bien compris: mener sa barque à bon port, quel que soit le pays où l’on se trouve, ne saurait être l’apanage d’une race. 

La bonne et mauvaise graine sévit partout.

 

Les chiffres, quant à eux, ne mentent. Si les immigrés réussissent à envoyer des milliards chaque année dans leur pays d’origine, ils ne le doivent qu’à la force de leur travail. Et celà, même le plus raciste des convictions ne saurait le démolir!

 

La Rédaction



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