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Reprise du travail et vie familiale: un vrai numéro d’équilibriste !

par La Rédaction

Après des années passées à chouchouter leurs loulous, Mariam et Rougui, diplômes en poche ont décidé de reprendre le chemin du travail. Confrontées chacune à un premier choix qui ne leur a pas vraiment réussi professionnellement, elles ont mis de leur côté toutes les chances pour décrocher le job de leur rêve. Deux parcours. Deux vies. Une volonté identique infaillible pour aller de l’avant!

Pouvez-vous revenir sur votre parcours professionnel ?

R.D : Je m’appelle Rougui Diaw, 25 ans et mère de trois enfants dont deux garçons et une fille. Concernant mon parcours, j’ai eu un bac S au Sénégal et le choix entre intégrer l’école supérieure polytechnique pour faire de la chimie ou venir en France pour faire télécommunications et réseaux. J’ai choisi la  deuxième option. J’ai changé au bout de deux ans car je me suis rendue compte que je n’étais pas faite pour ce domaine, trop sérieux et trop technique pour moi qui adore le contact avec les gens . J’ai eu un DUT  en finance et comptabilité ( en accéléré ) puis un Master en sciences et techniques en management et affaires internationales.

Après l’obtention de mon diplôme, j’ai bossé chez BNP PARIBAS en tant que contrôleuse de gestion, puis chez DIRECT MEDICA spécialisée dans l’industrie pharmaceutique Enfin, j’ai travaillé pour la filiale américaine IMS HEALTH spécialisée dans les statistiques médicales.

M.S : Je m’appelle Mariam, Mamou ou Mary pour les intimes. Mariée depuis bientôt onze ans, j’ai 30 ans et suis mère de deux filles de 8 et 5 ans. Je travaille actuellement dans le domaine des ressources humaines. J’ai eu mon bac en 2009, indécise je n’ai rien fait durant un an. La rentrée d’après, j’ai  été à la fac pour une licence en économie et gestion  mais ce n’était pas du tout ma tasse de thé. Par la suite, je suis tombée enceinte. Il faut savoir que je travaillais chez KFC en qualité d’employée polyvalente et j’y  bosse toujours. J’ai continué chez KFC et ai été promue assistante administrative et RH.

J’ai occupé ce poste pendant trois ans avant de décider de reprendre mes études. J’ai donc  dû rechercher une école et monter  un dossier solide pour le fongecif. J’ai passé mon BTS assistant de manager en un an, c’est à dire que le lundi et mardi, j’avais cours avec les 2ème année, le mercredi j’étais en stage et le jeudi et vendredi j’étais en cours avec les 1ere année. Autant vous dire que cela était du sport. Après le Bts, j’ai poursuivi  les études en bachelor et  en Master en Ressources Humaines que j’ai obtenu l’année dernière. 

Comment avez-vous réussi à concilier vie estudiantine, professionnelle et familiale, surtout avec des enfants à charge ?

R.D : Ce n’était pas évident de concilier les deux. Comme je l’ai indiqué précédemment, j’ai dû arrêter pendant sept ans de travailler le temps que mes enfants grandissent. J’ai voulu à plusieurs reprises reprendre le boulot mais mon coeur de maman avait pris le dessus. Je suis même partie passer deux ans au Sénégal car je pensais que nous nous y sentirions mieux. Mais cela n’a pas été le cas.Maintenant, j’ai repris un boulot avec des horaires de bureau et j’avoue que l’organisation s’est faite facilement. J’ai le temps de les déposer à l’école le matin, d’aller travailler et de les récupérer le soir. Le fait de travailler à côté de notre domicile facilite les choses.

M.S : Concilier les deux a été très difficile. A ma reprise d’études, ma dernière n’avait que 7 mois, et elle passait la nuit au sein, autant vous dire que c’était un combat de rester éveillée durant les cours. Sinon au niveau de l’organisation, je m’occupais de monsieur et des enfants, et dès que les filles étaient au lit, je mettais mes cours de la journée sous forme de fiche, cela me permettait de réviser, et de synthétiser les cours avant les examens. J’ai un mari très compréhensif aussi qui ne m’en demande jamais trop donc cela facilite fortement les choses même si cela ne les rend pas moins difficiles.

Le confinement est maintenant derrière nous. Qu’en avez-vous tiré?

R.D : J’avoue honteusement que le confinement m’a permis de mieux me pencher sur le travail scolaire de mes enfants, mieux connaître leurs lacunes, mais cela nous a également permis de nous retrouver, de passer plus de temps ensemble. Nous avons beaucoup communiqué.  

M.S : Je suis très casanière donc le confinement n’a pas du tout été un problème pour moi. Au contraire, il nous a permis de passer énormément de temps avec nos enfants.

Quels conseils donneriez-vous à une femme qui hésiterait à reprendre une vie professionnelle suite à un congé parental?

R.D : Je lui dirais de croire en elle. Que nous les femmes, nous sommes plus fortes qu’on ne le pense. Cela ne sera pas évident, mais il faudra se lancer en se disant que tout ne sera pas parfait. Mais l’essentiel est de trouver un bon compromis entre son épanouissement professionnel et ses obligations familiales. Ce sera une période difficile mais temporaire.  

M.S : Je lui conseillerai de foncer car à force de trop réfléchir on finit par passer à côté d’énormément de choses .  Le tout est de croire en soi et en ses capacités. Certes cela sera très très dur, on craquera par moment, mais je  vous assure que le jeu en vaut la chandelle.  

Votre mot de la fin 

R.D : Je  remercie votre magazine de m’avoir donnée l’opportunité de m’exprimer dans ce groupe de braves femmes battantes. Que Dieu nous préserve et préserve nos familles et qu’IL nous facilite les choses. 

M.S : Djiguen fouleu*, soyez fortes, battez-vous pour ce que vous voulez, ne laissez jamais personne vous faire croire que telle ou telle chose n’est pas à votre portée pour telle ou telle raison. Les plus beaux combats sont les plus durs ne l’oubliez pas.  

Rama SAKHO

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