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Il y a encore peu de temps, le virus semblait être la seule information à portée des médias. Servi et resservi à en gerber. Mais depuis quelques jours, tout porte à croire que Omicron et les autres variants ne sont plus qu’un vague souvenir enfoui dans les mémoires.   La Covid 19 semble avoir disparu des radars, en cause, la guerre en Ukraine qui mobilise toute l’attention, nous montrant, par la même occasion, la fragilité et la légèreté dans le traitement de l’information, toujours en quête de sensationnel. Combien de temps tiendront encore les médias, avant de redevenir aphone et de passer à autre chose? Il semble que tout est question de timing et les conflits passés, dans d’autres zones de guerres, ne nous démentiront pas.

Moins médiatisé certes, la Covid 19 reste une réalité dont il faut continuer pourtant à se prémunir.  Omicron et le dernier né de ce virus, qui a provoqué une hécatombe mondiale ces deux dernières années, n’ont toujours pas dit leur dernier mot. Des poches de résistance subsistent, nous rappelant sans cesse la nécessité de continuer à respecter le minimum de mesures pour y faire face. 

Les médecins viennent à peine à bout de la cinquième vague, qu’une sixième se profile à l’horizon. Les masques baissent, les  contaminations montent en flèche. Le chiffre est là:   36% de cas en plus depuis quelques jours. De quoi soulever la panique  chez certains, même si d’autres restent convaincus que tout n’est finalement que question de complot. On en voit de toute façon partout et pour n’importe quel sujet, reste à faire la part des choses pour ne pas s’enliser dans le nihilisme.

 La réalité, elle, est là. En une semaine de relâchement en France, les tests reprennent en nombre et les contaminations aussi. Alors avons-nous bien fait de baisser les masques? Si on ne revient pas au port du masque obligatoire, du moins dans certains endroits encore sensibles,  peut-on espérer encore une stabilité, voire une inversion de la tendance pour avril, comme le prétend le ministre français de la santé, Olivier Veran? Cela laisse dubitatif au vu de la situation.

Même si on parle d’une immunité acquise en raison du contact du grand nombre avec le virus, la prudence et la vigilance doivent rester de mise pour en finir définitivement avec ce virus qui, malgré les restrictions qu’il a occasionné, malgré la solidarité qu’il aura déclenché aussi de part et d’autre, n’aura, finalement, rien appris à l’humanité, minée par le nombrilisme.

Malgré ses ravages, la Covid19 semble un moindre mal face à ces autres virus qui consument, à petit feu, nos sociétés: la haine et le repli identitaire. 

Un cocktail destructeur qu’on nous sert pourtant à longueur de journée pour nous détourner des véritables urgences.

Alors à nos masques et à chacun sa responsabilité!

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La Rédaction

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